Les pre­miè­res rési­den­ces numé­ri­ques se sont tenues cet autom­ne, et ont été pour nous l’occasion d’accueillir plus lon­gue­ment nos auteurs élus dans un tour­billon de pages aus­si colo­rées, mais bien plus vives, que les feuilles mor­tes de sai­son. Les trois blogs par­ti­ci­pants ont res­pec­ti­ve­ment accueillis Nathanaël Gobenceaux, Franck Stéphane Ndzomga et Anh Mat.


Nathanaël Gobenceaux (@LoranBart ) s’est ins­tal­lé chez Laurent Margantin (Oeuvres ouver­tes)

Mon pro­jet est de pro­po­ser la vision d’une expé­rien­ce du mon­de (la mien­ne) en me situant entre géo­gra­phie et lit­té­ra­tu­re et en essayant d’utiliser au maxi­mum les pos­si­bi­li­tés du trai­te­ment de tex­te. L’idée est que cha­que lieu, cha­que expé­rien­ce pro­vo­que une mise en page par­ti­cu­liè­re.

Durant la rési­den­ce, ce pro­jet prend la for­me d”«Erreurs !», une série d’anecdotes géo­gra­phi­co-lit­té­rai­res qui nous pro­mè­nent entre pages et pay­sa­ges, en asso­ciant à cha­que fois tex­te et vidéo.

Franck Stépha­ne Ndzomga a pris ses quar­tiers chez Serge Marcel Roche (Chemin tour­nant)

mon indi­gna­tion res­te­ra à jamais juvé­ni­le
je crée un nou­veau mon­de et j’y vais
la rou­te est lon­gue et pous­sié­reu­se
mais le mons­tre avan­ce et enfan­te le tex­te
le tex­te le cri et la patien­ce

Jeune auteur came­rou­nais, il se pro­mè­ne lui aus­si, à tra­vers la vil­le dont les spec­ta­cles don­nent lieu à une dou­zai­ne d”«instantanés pho­to­poé­ti­ques» où s’exhibe et explo­se le quo­ti­dien.

Anh Mat a séjour­né chez Noëlle Rollet (glos­so­la­lies)

Ainsi le blog (et ma pré­sen­ce sur les réseaux sociaux) a peu à peu créé l’identité de mon écri­tu­re, iden­ti­té que j’ai jusqu’ici por­tée com­me un mas­que. […] Je me suis tou­jours sen­ti mul­ti­ple, frag­men­té. Le fait d’avoir une pré­sen­ce web sous pseu­do­ny­me a don­né à ma mul­ti­pli­ci­té un corps «numé­ri­que» avec lequel j’ai com­men­cé à écri­re publi­que­ment, inter­agir aus­si.

Anh Mat aus­si nous emmè­ne dans une pro­me­na­de urbai­ne, à l’instant du départ puis du dépay­se­ment. Le tex­te «La vil­le et lui» offre ain­si un pro­lon­ge­ment (ou un ori­gi­ne ?) à la série de son blog. Il s’est éga­le­ment prê­té au jeu de plu­sieurs entre­tiens et lec­tu­re.

Un grand mer­ci à ces trois auteurs de nous avoir prê­té de leur temps et de leur talent !

Nous renou­vel­le­rons bien sûr l’expérience des rési­den­ces numé­ri­ques en 2017 : je vous don­ne bien­tôt des nou­vel­les des pro­jets en vue. D’ici là, n’hésitez pas à vous mani­fes­ter (mail ou com­men­tai­res) si vous sou­hai­tez vous join­dre à nous.